Sherlocat et le cas mystère n°1 : dans une botte de foin…

Aujourd’hui, vous êtes dans la peau d’un vétérinaire de Vet’in Vienne,

appelé en urgence pour examiner un chat pour le motif suivant : salivation, anorexie !

Nous sommes au printemps (mois d’avril).

Mistigri est un chat mâle de 4 ans, stérilisé à l’âge de 8 mois. Il a régulièrement accès à l’extérieur. Il est vacciné contre les valences typhus, coryza et leucose féline. Il a été vermifugé il y a deux mois de façon préventive. Il ne présente aucun antécédent médical particulier.

Ce matin, quand ses propriétaires l’ont laissé pour partir au travail, Mistigri était en pleine forme : il a mangé comme d’habitude une gamelle de croquettes de marque X, a réclamé une petite goutte de lait demi-écrémé (qu’il a obtenu 😉 ), puis s’est couché dans le même panier que d’habitude pour y entamer sa première sieste de la journée.

En rentrant chez eux après le travail, vers 19h30, ses propriétaires ont trouvé Mistigri un peu moins en forme que d’habitude, mais sans plus. Ils ne se sont vraiment inquiétés qu’à 20 heures, quand Mistigri a refusé de toucher à sa ration de croquettes du soir. Il a par contre essayé de boire de l’eau, mais s’est immédiatement mis à tousser et à saliver de façon abondante.

Appelé en urgence par ces propriétaires inquiets, vous réalisez, comme toujours, un examen clinique complet avant toute chose. Voici le résultat de cet examen :

  • L’examen à distance est normal : Mistigri semble un peu nerveux, sans doute à cause de votre présence, mais il ne semble pas abattu, et ne présente pas de boiterie.
  • La température rectale est de 38,9°C.
  • L’auscultation cardiaque et pulmonaire et normale.
  • Vous remarquez quelques crottes de puces disséminées dans le pelage de Mistigri, particulièrement vers la queue.
  • La paroi abdominale est souple, sa palpation ne déclenche pas chez ce brave matou de réaction douloureuse. Vous sentez bien la vessie, qui est souple et de la taille d’une petite clémentine.
  • Lorsque vous tentez de lui ouvrir la gueule, Mistigri résiste très fortement, au point qu’une légère tranquilisation est nécessaire. Après avoir injecté un sédatif à faible dose, vous examinez la gueule de Mistigri, et voici ce que vous observez :

chat mystère

Dès que vous examinez sa gueule, vous savez quel est le problème… Attention, voici le moment du diagnostic !

  • Tout d’abord, faites-vous des remarques aux propriétaires de Mistigri sur le reste de l’examen clinique ?
  • On peut remarquer au moins quatre choses intéressantes dans la gueule de ce chat. Essayez d’en trouver au minimum trois !
  • Et enfin, la clé du mystère : pouvez-vous deviner comment s’est déroulée la journée de Mistigri en l’absence de ses propriétaires ?

Les réponses seront donnée d’ici quelques jours dans un nouvel article, n’hésitez pas à vous abonner pour ne pas le manquer 😉 !

 

Photo de couverture :

Tambako the Jaguar on VisualHunt / CC BY-ND

 

1 réflexion sur « Sherlocat et le cas mystère n°1 : dans une botte de foin… »

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